mardi 17 juin 2008

La machine à voir au travers les montagnes

Lui, 16 ans après la disparition de son fils, n’a jamais cessé de le chercher. Et d’écrire au Commissariat des droits de l’Homme, à Kofi Annan, à la Cour Européenne…sans relâche. Il y a juste une semaine, sa femme est morte, ‘de l’attendre’, dit-il.
Il pense que son fils est retenu dans les ‘territoires de facto’ du Karabahland. Là où forcément, nous, la communauté internationale, n’avons pas accès puisque ce ne sont pas des 'lieux de détention officiels' et donc ‘qu’ils ne nous les montrent pas’. Il a aussi entendu parler d’une machine qui verrait au travers les murs et les pierres et qui pourrait, le cas échéant, repérer les ‘hommes-esclaves cachés sous les montagnes’.
Qu’est-ce qui lui fait penser que son fils puisse se trouver là-bas ? ‘Mon cœur est dur comme de la glace’ [ …] ‘Je sais que mon fils rentrera; je dois le revoir avant de mourir’.
C’est une certitude, sa certitude, sans laquelle il ne pourrait sans doute pas continuer à vivre même si les yeux se couvrent de buée lorsqu’il prononce ces mots, trop conscient est-il de leur incongruité.

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