Six ans après la disparition de leur fils, enrôlé à 18 ans et envoyé sur la ligne de front quelques mois plus tard pour ‘disparaitre’ quelques semaines après, ils ont reçu la visite des autorités militaires: ‘Pourquoi cachez-vous votre fils ?’ ont-ils osé leur demander.
C’est à ce moment là que la mère a voulu se pendre. Elle dit aussi qu’elle ‘a 4 enfants mais qu’elle n’en n’a plus qu’un’. Les autres, elle ‘ne les voit pas’.
Quant au père, ca fait 17 ans qu’il visite des rapatriés anciens ‘otages’ ou ‘prisonniers de guerre' (POW). Depuis 17 ans, il en a rencontré 368. 368 à qu'il a montré la photo de son fils car il ‘ne vit que pour continuer les recherches’.
Et tous les deux, scotchés à leur douleur, de me demander ce que j’en pense: est-il vivant ?
J’en pense rien. Je rêve d’une rencontre où les familles des deux côtés pourront se dire qu’il ne reste personne. Que c’est fini. Qu’ils ne reviendront plus.
vendredi 18 avril 2008
Il manque le générique de fin
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