L'un de leur fils est missing. Le deuxième fils qui a également combattu, s'est suicidé peu après son retour de la guerre, 'à cause des souvenirs', dit sa mère.
Elle nous reçoit dans la pièce de la maison réservée à ses deux enfants. Car elle ne souhaite aller nul part ailleurs. Elle ne veut que rester avec eux: le vraiment mort et le mort-vivant et, de pleurer toute la journée devant leurs photos.
Le père est malade. Elle dit de lui, qu'il ne dort jamais et qu'il marche toute la nuit dans la rue 'comme un fou'.
Bien sur, il est comme tous ces pères qui, a force de se remplir de larmes, se fabriquent des tsunami intérieurs et finissent par mourir d’implosion.
mardi 1 avril 2008
Faut bien revenir bosser...
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