mercredi 20 février 2008

Sorcières et blouses blanches…

N’en déplaise aux adeptes du cqfd (!) et autres partisans de la méthode Coué mais… non sans avoir récité le puissant mantra: ‘je te hais rhume maudit, sors de moi et va contaminer la pouffiasse du deuxième étage’ (ca a marché, pouffiasse était absente le lendemain et moi j’allais bcp mieux, question grippe), j’ai néanmoins opté pour l’option traditionnelle ‘médecine classique’ quant il s’est agi de mettre fin à une surdité persistante ce qui ds le cas d’une déjà demi-sourde, aurait pu éventuellement, compliquer ma retraite chez les pingouins.
Et que le jeu commence: il s’agit d’abord de trouver un véritable otorhino (lequel n’aurait pas que acheté son diplôme mais aussi, vaguement étudié) ce qui n’est pas sans relever du défi ds un pays qui, en dépit de son taux de croissance à deux chiffres, reste classé 215ème par un classement international des systèmes de santé portant sur….215 villes internationales. Pratiquement, les UN rapatrient ici à partir d’une….jambe cassée.
Le 'spécialiste' identifié et localisé grâce à la mobilisation exceptionnelle du staff local de la maison Mickey, il ne reste plus qu’à trouver l’endroit (des noms de rue visibles…non…pas ds un pays qui a changé trois fois d’alphabet en un siècle et au moins deux fois, le nom de ses rues) et à me faire comprendre de la Blouse blanche lequel me recevra deux minutes montre en main, montrant ainsi une parfaite intégration des standards occidentaux, tout en bouchant ma seule oreille un peu valide, d'un coton imbibé, me plongeant ainsi sauvagement ds le monde des sourds avec comme mission d’y rester jusqu’au lendemain. Rentrée au bureau, le toubib de la boite me demandant un diagnostic que je n’ai de tte façon pas compris, se chargera donc de rappeler blouse blanche ; à charge ensuite pour l’infortuné Mickey spécialiste TB de son état, de me faire la traduction du discours de l’autochtone ds un anglais approximatif, que je me devrais ensuite de re-décoder en français..Ce qui donnera au fur et a mesure des jours, des visites et des traductions successives, donnera lieu à des diagnostics aussi originaux et variés que ‘inflammation’, ‘boursouflure’ ‘œdème’ ‘infection’ ou ‘tumeur’ (mais la, on a rectifié vite fait..)…Et pour en arriver 4 jours plus tard à la prescription de gouttes produites à…Gentilly, France lesquelles me replongeront ds une surdité désormais quasi-apprivoisée pour 72 heures supplémentaires et n’empêcheront pas une flopée de microbes supplémentaires de venir re-demander l’asile chez moi.

La prochaine fois, j’appelle la sorcière.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Joli parcours du combattant !
L'un de tes interlocuteurs t'a t-il fait le test de la "surdité sélective?"
En clair, si j'avais dit :"viens donc boire un coup de chablis", t'aurais même pas entendu ça ?
Blague (éculée) à part, faut pas rigoler avec ça, la bonne vieille médecine avec antibiotiques (?) semblait effectivement nécessaire si tu ne veux pas perdre définitivement la capacité d'entendre les quelques trucs proférés par les humains qui méritent encore de l'être....
Euh, sinon, contente d'apprendre incidemment que toi aussi là-bas t'as tes poufiasses...., y'a pas de raison!!!

Unknown a dit…

déjà que tu n'entendais pas grand chose, au sens compréhension du terme, surtout quand je t'expliquais des choses complexes, comme la politique de mon pays préféré, ça va pas devenir facile!
Giboulées parisiennes et foulées au champ de Mars, juste pour faire prendre l'air à mon roadster rouge, dont le vroomvroom devrait te déboucher les oreilles, de Montparnasse au dit Champ de Mars, dont tu fus longtemps voisine.
Eh bien, à bientôt;
jcl