mardi 26 février 2008

Des limites de l'écusson

Me voilà repartie pour un trip à Aznaland via Geocity, as usual, vu l'absence totale de relations entre les deux Etats et la présence permanente de troufions installés ds des tranchées à 50 mètres les unes des autres depuis 14 ans et violant de fait, très régulièrement le cessez-le-feu. A la sortie du train de nuit, la voiture nous emmène de suite à Azanland, frontière routière où le visa s'achète généralement en 10 minutes. Il n'a pas l'air d'en être de même aujourd'hui et 20 minutes plus tard, la réponse tombe nette et définitive: refus de visa sans qu'aucune raison ne soit donnée.

La machine Mickey Mouse se met alors en branle: appel des capitales respectives lesquelles s'empressent d'actionner leurs contacts au 'plus haut niveau'. Après une heure d'attente ds ce no man's land qu'est l'entre-deux frontières, tels les infortunés héros de 'Terminal', nos interlocuteurs ministériels ont fait savoir qu'il ne s'agissait pas d'une 'erreur', confirmant par la même que j’étais bien ‘persona non grata’ ds leur foutu pays. Mon passeport aura donc désormais deux tampons d'entrée ds le même pays en moins de 5 heures.
Retour à Geocity donc, pour y apprendre que la semaine précédente, le Siège des Mickey Mouse a fait connaitre publiquement sa position sur le conflit. Aznaland a alors clairement menacé de stopper toute ‘collaboration’ si cette qualification (laquelle ne fait que reconnaitre la réalité d’une occupation difficilement contestable) était maintenue. La Mickey Mouse Compagny se demanda si c'était du bluff.

Well, aujourd'hui, ils ne se demandent plus. Et moi, innocente victime de cet imbroglio politico-diplomatique, je profite de cet interlude dont on ignore encore quand et si, il va être résolu, pour me pencher sur le sort des familles de disparus de Geoland, lesquels vu leurs gouvernements respectifs, qu'ils soient de jure ou de facto, ne sont pas mieux barrées que leurs infortunés voisins.

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