Dans cette partie du monde, chacun, jeune ou vieux, en bonne santé ou pas, a en permanence l'œil rivé sur le tensiomètre, sensible à sa moindre variation.
Pas une journée ne passe sans croiser quelqu'un qui se dise à l'instant présent, victime de problème de tension et qui décide illico de contrôler la chose au moyen de son instrument personnel. Ils attribuent ça au climat, comme nos vieux parlent de leurs rhumatismes et de la pluie et parfois, à autre chose. Les toubibs de la zone évoquent une alimentation trop grasse. Mais vu le prix auquel se 'monnaye' aujourd'hui leur diplôme, leur discours m'apparait toujours hautement suspect.
Pas une journée ne passe sans croiser quelqu'un qui se dise à l'instant présent, victime de problème de tension et qui décide illico de contrôler la chose au moyen de son instrument personnel. Ils attribuent ça au climat, comme nos vieux parlent de leurs rhumatismes et de la pluie et parfois, à autre chose. Les toubibs de la zone évoquent une alimentation trop grasse. Mais vu le prix auquel se 'monnaye' aujourd'hui leur diplôme, leur discours m'apparait toujours hautement suspect.
J'ignore si c'est un problème médical spécifique à cette région, s'il s'agit de troubles psychosomatiques ou si cela ressort d'une tendance à l'hypocondrie d'autant plus massive que l'on se rapproche de cultures fortement machistes ou l'expression d'une quelconque souffrance psychologique est forte incongrue sinon interdite.
Toujours est-il que chez les Bariliens comme chez leurs cousins du Nord ou de l'ouest, une petite douleur devient illico un cancer du cœur (lequel disparait trois jours après l'obligatoire visite chez le cardiologue), une légère migraine due à une évidente déshydratation (ramadan oblige) et qui aurait cédé avec l'absorption de qqs litres d'eau, se transforme en urgence médicale et réclame une perfusion tandis qu'un simple rhume oblige le povre malade à squatter son lit pendant une semaine et a subir moults injections…
Résultat des courses: entres guerres à répétions et malades imaginaires, les toubibs du coin et fabricants d'outils diagnostics à usage familial ont encore de beaux jours devant eux…
Résultat des courses: entres guerres à répétions et malades imaginaires, les toubibs du coin et fabricants d'outils diagnostics à usage familial ont encore de beaux jours devant eux…
2 commentaires:
Oui, c'est étrange....
Quel sens ce symptôme te semble-t-il avoir?
Un peu tout ce que tu évoques sans doute.
L'inconscient d'un être humain est quand-même passionnant et étonnant de "ressources"...
Vivre toujours sous la tension des guerres à répétition auxquelles ils sont obligés de "s'adapter" se traduirait-il par une focalisation sur leur tension artérielle?
Mais qu'est-ce qui caractérise ceux-ci par rapport à d'autres dans d'autres endroits du monde, et y compris avec cultures tout aussi machistes, qui à cette même tension réagissent autrement?
Ce que j'en sais ma bonne dame..mais sait-on seulement comment ces autres 'réagissent'? J'ignore si c'est une histoire de guerre, peut être simplement le fruit de cultures ultra-normatives et comme l'être humain, foncièrement limité, n'a que trois outils d'expression à sa disposition, a savoir: les mots, le corps et les actes, quand les mots et les actes ne sont pas possible, du fait des caractéristiques culturelles sus-nommées, here is the result, peut-être..
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