vendredi 4 janvier 2008

Je ne peux rien faire pour eux

Lui, chef d'une association de victimes de guerres, tués ou missing. Je lui parle comme on parle à un responsable associatif doté -a priori- d’un minimum de raison.
Lui-même est prof et ancien officier; il a perdu une jambe pendant les combats et l’un des ses frères est 'missing'. Disparu. Depuis 14 ans...
Il raconte: ‘Après le cessez-le-feu, on a sympathisé avec les A (ceux qui étaient ds la tranchée d’en face). Ils nous ont dit que les nôtres travaillaient comme esclaves ou étaient retenus dans des prisons secrètes […] La plupart d'entre nous pensent qu'ils vont rentrer'.
14 ans plus tard, lui aussi, manifestement.

Ils sont fous… et je ne peux rien faire pour eux.

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