Lui, esprit tadjik et néanmoins rationnel, formé ds les meilleures universités anglaises, est terrassé depuis deux jours par un violent mal de dos, fruit, croit-il, du ‘mauvais œil’ soit d’un sort que quelqu’un de fort mal intentionné, lui aurait jeté. Quant à moi, je me bas contre une avalanche de symptômes grippaux fruits, je le crois, d’une attaque inopinée, intempestive et massive de microbes qui m’ont choisi comme terre d’asile.
Côté remèdes, la cuisinière lui confirme qu’il s’agit bien du mauvais œil et va demander soutien à sa sœur, estampillée experte ès-sorts et sortilèges tandis que je pioche abondamment ds la boîte à pilules délivrée au départ par un employeur rationnel et prévoyant. En parallèle, sa mère qui lui a fait, par téléphone, le diagnostic de mauvais œil, lui conseille de lire qqs sourates du Coran quant la mienne, qui ne songerait pas à me faire lire la bible, m’envoie des vitamines.
Ce qui je sais en revanche, c’est que lui est reparti au burô ce matin guéri, qd mes microbes à moi, n’ont pas encore songé à lever le camp.