dimanche 23 décembre 2007

Expat's Christmas

J’avais pourtant tout prévu pour ne pas céder aux exigences de cet hurluberlu mondialisé et barbu: j’avais posé mes pénates en terre musulmane et de surcroit, ds une période riche en divertissements indigènes puisque décembre marque ici et ailleurs, la fête d’un célèbre quadrupède et que depuis deux jours, on aura égorgé du mouton à n’en plus finir sur les pelouses, les trottoirs et sous les ponts de BarilCity.

Et ben, c’est raté. Malgré les efforts méritoires des quadrupèdes, toujours pas moyen d’échapper au sapin artificiel et aux guirlandes. Faut donc qu’on s’y colle, sous peine d’être accusé de faire du mauvais esprit.
Ce soir là, on se retrouve donc à 10 pèlerins, citoyens temporaires de Bariland, plus un paquet de nains tous plus criards les uns que les autres. Une réclame à eux tous seuls en faveur de l’euthanasie forcée et de la stérilisation des masses.
Sans compter que les chiards, qd ils s’arrêtent de hurler, on ne sait pas trop ds quelle langue leur causer. Il ont déjà la langue de maman souvent différente de celle de papa (faute à l’expatriation), puis celle de la nounou du pays d’accueil, différente des deux premières et qu’ils se mettent vite à parler mieux que leurs ralentis de parents, sans compter qu’ils vont aussi à l’école internationale, laquelle se déroule en.. anglais. Ca fait jamais que 4 langues différentes ce qui pour un chiard de 6 ans d’âge, témoigne déjà de bonnes pr
é-dispositions à la schizophrénie.
Quant aux autres Mickey Mouses et échappés d’Ambassade réunis malgré eux, ça donnera 8 nationalités différentes pour 10 bipèdes format
és tadjik, suisse, serbe, chilien, allemand, américain, belge et… français.
Ce qui tombe bien, c’est que comme les nains polyglottes ne vont cesser leur concert qu’autour de minuit, on a à peine l’occasion de trouver une ou deux langues communes pour discuter des mérites du ski à Dubaï ou refaire les conventions de Genève qu’on s’en va déjà, tout éperdus de reconnaissance vis-à-vis du premier courageux à avoir lancé le signal du départ.

Morale de l’histoire (merci Guitry): ‘Les chiards, c’est bien surtout quant ca crie..C’est là qu’on les emmène’ (mais parfois un peu tard...)
Morale bis (empruntée à moi-même) : l’année prochaine, je vais passer Noël au Darfour ou..en terre Adélie (et vive les TAAF!).

3 commentaires:

Anonyme a dit…

bon, c'est Noel, quand même!tout le monde ne peut pas réveillonner en antarctique ou au fouquets!
En plus, ils font quand même partie de ceux qui ont la chance d'avoir une famille, un sapin et des cadeaux à mettre dessous.ce n'est donc pas complètement de leur faute, même si ils sont un peu responsables quant à l'éducation de leurs marmots.Un peu d'indulgence, madame la plume!PP70

Anonyme a dit…

Je suis pas d'accord, pour l'indulgence...Pourquoi faudrait-il tjs être "politiquement correct" quand on parle des mômes?
Moi, ça me fait penser au sketch de Florence Foresti, sur la fille qui part en vacances avec les enfants des autres....C'est exactement ça, et c'est bien vu, et à chaque fois que je vois ce sketch je pense à toi et à ton humour vachard réjouissant sur les sales gosses !!!

Anonyme a dit…

T'y vas u peu fort sur les gamins quand même là. Pis, fallait pas se forcerà y aller...
Collègue de Kaoland